Chapelle des Trinitaires

Commune de Arles -> Patrimoine et architecture de Arles

La chapelle des Trinitaires est le principal vestige du couvent que construisit la congrégation dans le quartier du « Marché-Neuf », où elle possédait un vaste terrain.

L’édifice, reconstruit au XVIIe siècle, relève du style gothique tardif. Cependant, la façade date du XIXe siècle et témoigne du style éclectique de l’époque.

Du cloître ne subsistent plus que quelques éléments, visibles dans les magasins environnants.

La récente réhabilitation de la chapelle, permet d’abriter diverses expositions, en attendant la future installation d’un Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine, lieu de ressources, de rencontres et de promotion du patrimoine arlésien.

L’ordre des Trinitaires qui avait pour mission de racheter les captifs emmenés en esclavage par les barbaresques, fut fondé en 1198 par saint Jean de Matha et saint Félix de Valois. Il s’était établi à la même époque à Arles, entre le Vieux-Bourg (aujourd’hui la Roquette) et le Méjan.

En 1199, Jean de Matha, de retour de Rome, passe à Arles et recrute quatre pères qui fondent le couvent des Trinitaires, laquelle congrégation ne fut reconnue officiellement qu’en 1203. Dès lors, ils purent édifier leur première église, complétée d’un cloître et d’un cimetière. Leur vaste terrain fut tronqué lors de l’élargissement du rempart en 1253, et surtout en 1573 à la construction de l’Hôtel-Dieu Saint-Esprit (actuel Espace Van Gogh).

En 1630, les anciens bâtiments furent rasés, et fut posée la première pierre d’une nouvelle église et d’un nouveau couvent qui reçut le vocable « de la Trinité et de Saint-Roch ».

Désaffectés et vendus comme biens nationaux à la Révolution, il ne reste plus aujourd’hui que la nef de la chapelle et quelques beaux éléments des galeries du cloître englobés dans les magasins de la rue. La façade fut refaite en 1884 par Auguste Véran.

- Fiche détaillée sur le site Patrimoine de la ville d’Arles.


Description architecturale

La nef de l’église, de style gothique tardif, présente une abside à cinq pans. L’édifice est ceinturé d’une corniche classique à modillons et le centre de sa voûte est frappé de la croix trinitaire, que l’on retrouve sur les piliers latéraux. Un arc triomphal ogival supportant les armes d’Arles sépare le chœur de la nef. Celle-ci est éclairée par huit fenêtres, dont quatre aujourd’hui murées, tout comme les trois chapelles latérales qui ouvraient sur le flanc ouest. La façade, refaite en 1884, relève d’un style éclectique. Son grand porche en plein cintre présente des claveaux (pierres taillées en coin) en bossages très saillants. Une imposante fenêtre de style Renaissance, avec fronton à volutes et meneaux et croisillons, est ouverte en son centre, et un large fronton à denticules (ornements en forme de dent) surmonte l’ensemble. A droite et à gauche, de grands chaînages encadrent la chapelle. Le cloître se composait d’une série d’arcs en plein cintre bordés d’un tore (moulure ronde entourant la base d’un pilier) épais et d’un premier étage, dont la toiture était supportée par deux colonnes corinthiennes. Quelques vestiges en sont visibles depuis la médiathèque ou le jardin des Arts.

Propriété : Communale
Thèmes : Religion
Catégorie de l’architecture : Architecture religieuse, funéraire et commémorative
Type d’architecture : Architecture religieuse
Appartenance : Monument historique inscrit
Datation : XVIIe siècle
Communauté de communes : ACCM
Epoque : Moderne

Identifiant : PA00081135