Le patrimoine de la commune de Châteaurenard

Commune de Châteaurenard -> Patrimoine et architecture de Châteaurenard

Cette présentation détaillée du patrimoine de la commune de Châteaurenard a été réalisée par la Communauté de Communes Rhône Alpilles Durance. Wikipedia propose aussi une présentation détaillée et un historique de la commune.

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VOCABLE ET CARTE D’IDENTITÉ

- Commune du département des Bouches-du-Rhône, chef-lieu de canton
- Code postal : 13160 – Code Insee : 13027
- Population : 12 999 habitants – Densité : 371,9 au km²
- Superficie : 34,95 km² – Altitude min./max. : 37/100 m.
- Nom des habitants : Châteaurenardais
- Devise/label : "A l’abri de la forteresse, je veille".
- Blason : Écu de gueules au château d’argent cantonné de 4 tours d’argent et surmonté d’un renard d’or passant, une patte posée sur chaque tours.

HISTORIQUE

- Le nom est celui d’un homme franc, Raynoard ou Reinhart (d’origine burgonde), devenu Renard (Castèu-reinard en provençal) ; cité au X° : Castellum Rainardi.

- Une famille du nom tient la seigneurie jusqu’au XII°.

- Passe ensuite aux comtes de Provence, qui construisent le château, puis aux Pontevès avec titre de baron dans le dernier quart du XIV°.

- Le château abrite le pape schismatique Pedro de Luna (Benoît XIII) qui s’y réfugie en 1403.

- Le château restauré au XV°, démantelé par La Valette au cours des Guerres de Religion ; les casemates sont dévastées par Henri IV, le château épargné est démoli à la Révolution ; il est stupéfiant qu’il en subsiste encore d’importants vestiges.

- Châteaurenard est au cœur de la prospère vallée de la Durance aux riches alluvions ; c’est une des capitales des fruits et légumes primeurs, dotée d’un marché d’intérêt national qui serait le plus important d’Europe (300 000 tonnes/an).

PATRIMOINE DE NOS ANCÊTRES

A – PRÉHISTOIRE

- Grotte naturelle dans la colline, ossuaire au néolithique affirmé.

B – PÉRIODE ANTIQUE

- Les historiens Jouffron et Clamen citent des pierres funéraires romaines aujourd’hui disparues. Les vestiges romains sur le pic Chabaud sont imaginaires ; la présence d’un castrum romain sur le site du château n’est vérifiée par aucune fouille. C’est uniquement le long du chemin Roumieu, entre Châteaurenard et Eyragues, qu’ont été trouvés des éléments de l’antiquité gallo-romaine.

PATRIMOINE BÂTI

A – PATRIMOINE RELIGIEUX

- Église paroissiale Saint-Denis l’Aréopagite
- Ancienne chapelle Saint-Honorat (IMH : 27-7-1921), rue du Moulin : chapelle romane 1102, chapelle entière bien conservée, l’abside en cul de four débordant dans la rue est bien visible. Relevait de l’abbaye de Lérins ; le Grand-Maître des Hospitaliers, Foulques de Villaret y fut enterré en 1325.

- Niche avec statue de saint Martin un peu mutilée, proche de l’Hôtel-Dieu.

- 2 niches rue de l’Hôtel-de-Ville, l’une abritant une statue de Marie-Madeleine et l’autre une statue de Jeanne-d’Arc + une niche avec une Jeanne d’Arc, montée du 4 Septembre + 3 niches vides dans le centre ancien.

- La Vierge Dorée, grande statue élevée en 1867 à l’occasion d’une mission sur un imposant cippe sculpté, qui domine la ville, perchée sur le Pic Chabaud ; un chemin de croix y conduisait depuis la cité.

- Calvaire (1844).Grande croix monumentale avec un Christ, situé à flanc de colline, érigé sur un grand socle en pierre de taille bâti.

- Oratoires :
- Saint-Eloi 1859, restauré en 1928, 1966 et 2003, avenue du 8-mai-1945 : imposant monument d’époque et de style classiques, entouré d’une grille ; cippe mouluré massif sur socle supportant la niche plein cintre grillagée encadrée de colonnes cannelées, coiffée d’un toit à 2 pentes, fronton triangulaire avec petite croix en métal ; statue du saint dans la niche. Bon état.
- Saint-Roch, carrefour de la route de Tarascon : dédicace de 1854, restauré en 2004 ; de style classique, niche inscrite dans haut corps principal à 4 colonnes où reposent des arcs en plein cintre ; support très bas, toit à 4 pentes et croix en métal ; statue dans la niche grillagée.

- Croix du Rond-Point 1865.
- Croix de l’ancien Calvaire, près de l’oratoire Saint-Eloi.
- Croix de Mission 1856 au cimetière.
- Croix de campagne, de la seconde moitié du XIX°, certaines restaurées récemment :
- Croix de Piquette.
- Croix de l’oratoire,
- Croix de la Matarde.
- Croix du mas Cartier,
- Croix Rouge.
- Croix de la Crau

B – PATRIMOINE CIVIL

- Château fort ruiné XIII° et XV° sur la colline du Griffon dominant le Vieux Village (MH – 27-7-1921).

- Portail XIX° à l’entrée de la ville, sur le rond-point d"Avignon.

- Mairie : façade milieu XIX° classique, ornée du blason de la ville encadré des symboles de la richesse et de la culture régionale.

- Hôtel-Dieu ou hôpital des Pénitents Gris, derrière la mairie ; petite chapelle néo-romane (habitation)

- Ancien château "des Valori" milieu XVIII°, devenu dans les années 1960 la clinique polyvalente "Le Château".

- Quelques maisons anciennes dans le vieux village, dont une demeure XV° avec façade en encorbellement, place de la Concorde.

- Maison XIX°, avenue du Général-de-Gaulle : façade portant 2 grandes niches, l’une avec une statue d’Adam, l’autre une statue d’Eve (peut-être ancien théâtre).

- Maison classique XIX° du félibre d’Antoine Ginoux : architecture classique sobre et opulente.

- Statue de la Durance, érigée en 1909, place de la République : sculpture symbolisant la Durance généreuse, par le sculpteur Farigoule : allégorie féminine aux formes généreuses, tenant dans ses bras une corne d’où s’écoule une eau bienfaitrice ; sur le côté droit, siège Déméter, déesse de l’Agriculture arborant la coiffe de Mireille, qui symbolise la terre nourricière ; à gauche, Hermès, dieu du Commerce.

- Lavoirs XX° :
- 2 bâtiments ayant abrité des lavoirs existent, l’un avenue du Docteur Perrier, il abrite aujourd’hui un atelier de l’Ecole-atelier de restauration d’œuvres picturales ; l’autre est intégré à la Maison de la Vie Associative, rue Antoine Ginoux.
- Lavoir avec cuve en état, rue du Lavoir, sous le parking de la mairie.

- Arènes : seul le mur Est est ancien. Remanié plusieurs fois avec des structures en béton / anciennes « Arènes Mascle » - leur créateur vers 1840/1850

C – PATRIMOINE INDUSTRIEL

- Distillerie familiale Inisan qui fabrique depuis plus d’un siècle la liqueur de Frigolet : beaux spécimens d’alambics en cuivre (possibilité de visite et de démonstrations de fabrication).

- Moulin hydraulique de la Roque, à l’extrémité sud du chemin des Deux Eaux, récemment aménagé pour les piétons.

PATRIMOINE CULTUREL

A – MUSÉE, GALERIE, BIBLIOTHÈQUE…

- Musée Benoît XIII, au château, dans les 5 salles restaurées : histoire de la ville, du château et du dernier pape avignonnais.

- Musée des Outils Agraires, rue Jentelin dans le centre ancien : collection d’outils agricoles de feu André Vachet, techniques agricoles spécifiques au maraîchage pratiqué en basse vallée de la Durance (ouvert de mai à septembre)

- École supérieure d’Orchestre de chambre créée en 2002, la seule en France : concerts réguliers.

- École-atelier de restauration d’œuvres picturales, l’une des trois structures existant en France : école de formation en 4 ans ; elle participe aux journées du Patrimoine et organise une exposition annuelle des travaux des élèves.

- Centre de Formation continue : formation pour adultes (cuir, matériaux composites…), large place à la formation en ébénisterie.

B – ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES

- Traditions et festivités taurines.

- Fête de la Saint-Eloi, le 1er dimanche de juillet, qui se déroule sur 5 jours, avec défilé de la charrette ramée, tractée par une soixantaine (60 à 90, selon les années) de chevaux attelés à la mode sarrasine (en file indienne) ; traditions taurines : encierros, bandido, abrivado, course à la cocarde, courses libres… ; traditions provençales avec Arlésiennes et Mireilles accompagnées de leurs gardians. La fête de la Saint-Eloi est ancrée dans la tradition et la religion.

- Fête votive de la Madeleine, le 1er dimanche d’août, sur 6 jours ; fête devenue républicaine et laïque depuis 1905. Avec charrette ramée, décorée des plus beaux fruits et légumes du terroir et de 3 000 glaïeuls rouges (entre 60 et 90 chevaux attelés à la mode sarrazine)

- Fête de la St Omer (hameau de la Crau) : le 3ème dimanche de septembre s’étalant sur 5 jours. Ancienne fête des canniers marquant la fin de l’été et les 1ers travaux d’automne et le début de la saison de chasse.

- Journée du cheval de trait avec concours de labours, de bardage et d’attelage.

- Journée du Marché à l’ancienne, le 14 juillet, sur le cours Carnot.

- Confrérie "le Galet de la Crau", craquant aux amandes.

- La liqueur de Frigolet est fabriquée ici, avec, à la base 30 plantes ou fleurs de la Montagnette.

C – LA MÉMOIRE

- A l’occasion du 60° anniversaire du Débarquement des Alliés en Normandie le 6 juin 1944, et en Provence le 15 août 1944, l’Association autonome des Anciens Combattants a décidé de faire un parcours du combattant de toutes les guerres de 1870 à nos jours. Cet hommage collectif s’exprime ainsi :

- Monument des Mobiles, stèles rappelant les victimes de la guerre de 1870/71 (au cimetière.
- Monument aux morts de la guerre de 1870/71 pour le canton de Châteaurenard, érigé en 1910 : obélisque sur un socle carré portant les noms des 102 morts inscrits sur des plaquettes émaillées (2° entrée du cimetière).
- Monument aux morts de 1914/18, 1939/45, Afrique du Nord, érigé en 1922 : petit temple avec haute niche centrale abritant un obélisque, cantonnée de 4 colonnes et toiture pyramidale (à l’entrée de la porte principale du cimetière) ; crypte où sont inscrits :

- Morts de 1914/18 : 252 morts au combat et 40 autres décédés des suites de leurs blessures ou de maladies. 20 d’entre eux ont une sépulture individuelle dans la crypte.
- Morts de 1939/45 : 28 noms inscrits.
- Morts en Algérie : 6 noms inscrits.

- Stèle de la 1ère Division de la France Libre (DFL), à Saint-Eloi, route d’Eyragues.
- Stèle Rhin-et-Danube avec inscription et blason, avenue de Lattre-de-Tassigny.
- Stèle A.F.N., rue Joliot-Curie.
- Mémorial des Rapatriés, érigé en 1974 dans le cimetière, proche du Monument aux morts.

Dans le cimetière :
- monuments des sœurs Cype dominé par une statue
- la croix de la mission de 1956
- le tombeau des valori

- Buste du Docteur Mascle, fondateur du marché hebdomadaire du cours Carnot, placé dans une stèle, restauré, sur le carreau du M.I.N..

- Buste en pierre du Dr Cavailler, médecin des pauvres, dans un petit jardin au début de l’avenue Marx-Dormoy.

PATRIMOINE NATUREL

A – SITES NATURELS

- Pic Chabaud et sa pinède.

- Rocher de Martin, à l’est.

- Vallon de la Roquette, aménagé pour diverses manifestations.

- Panorama du haut de la tour du Griffon (table d’orientation à 100 m d’altitude).

B – SITES DE LA MAIN DE L’HOMME

- Site de la colline du Griffon portant le château et jardins du château (SC 6/– 26-12-1921).

Encadré

Ce site qui était avant son acquisition par la commune en 1921 un roncier impénétrable, a été transformé en jardin d’agrément, aujourd’hui (SC), grâce aux "Amis des Tours" qui s’y sont consacrés (Mrs Ricordier, puis Bénézet).

- Gros bourg maraîcher étalé dans la plaine de la Durance, dominé par les tours de son ancien château fort, perché sur une éminence.

- Cultures maraîchères et fruitières de la Petite-Crau, abondamment irriguées, cantonnées de haies de cyprès anti-mistral plantées d’est en ouest, et de canaux.


Communauté de communes : CCRAD
Gestion : Présentation des communes
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1 Message

  • Le patrimoine de la commune de Châteaurenard Le 28 février 2014 à 11:47 , par Pautex.

    Bonjour . Toute ma famille maternelle est de Château Renard, les Juillian. Je découvre votre site en cherchant des renseignements sur mon grand oncle, le félibre Antoine Ginoux, et ne trouve que la mention de sa maison. Comment en savoir plus ? Merci pour votre site trés divers et donnant place à notre culture provençale. Très amicalement.

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