Chapelle Saint-Sixte

Commune de Eygalières -> Patrimoine et architecture de Eygalières

Saint-Sixte, vocable sous lequel est placé la chapelle, se rapporte à Sixte II, contemporain de saint-Laurent et pape des premiers temps de l’église chrétienne.

La chapelle est situé sur un lieu de culte très ancien : jusqu’au XIX°, elle abritait une stèle païenne en ré-emploi servant de pied de bénitier. Celle-ci témoignait d’un culte voué à l’eau. Sur la colline coulait en effet une source qui fut captée par la 6e légion romaine qui l’achemina jusqu’à Arles par un aqueduc souterrain. Elle constitue le point de départ de l’un des deux aqueducs qui alimentaient Arles sous le haut empire.

C’est de là qu’Eygalières tire son nom : la colonie romaine portait le toponyme d’AQUALERIA en référence aux nombreuses sources qui jaillissaient sur son territoire. L’on a également retrouvé sur le site des vestiges de villa gallo-romaine.

Depuis le début du XIII°, une procession porteuse d’une représentation du saint part de l’église paroissiale le mardi du "roumavage" de Pâques pour se rendre à la chapelle : les fidèles implorent ainsi le saint de leur épargner la sécheresse, fléau des milieux ruraux.

Il ne reste de la première chapelle romane - la première référence qui lui est faite date de 1155 que l’arc triomphal et l’abside. Des modifications importantes ont été apportées au XVI° et XVII° : elle servit en effet de lazaret durant les pestes de 1629 et 1720.

Son inscription dans un cadre naturel très agréable, au sommet d’un tertre rocheux planté de cyprès et d’amandiers, en fait une des images les plus véhiculées de la Provence "typique". La culture des amandiers fut par ailleurs un temps l’une des spécialités d’Eygalières.


Description architecturale

L’édifice, bâti en moellons selon un plan rectangulaire de dimensions modestes, est prolongé par un porche voûté ouvert sur deux de ses côtés. Celui-ci fut ajouté en 1629 en avant du petit clocher-mur ajouré pour servir de poste de garde lors de la transformation de la chapelle en lazaret. L’intérieur, animé par des enduits colorés présente une simple nef voûtée en berceau et terminée par une abside en cul de four. Est accolé à l’édifice un ermitage clos remontant au XVII°.

Communauté de communes : CCVBA
Propriété : Communale
Thèmes : Religion
Catégorie de l’architecture : Architecture religieuse, funéraire et commémorative
Type d’architecture : Architecture religieuse
Appartenance : Monument historique inscrit
Epoque : Moyen-Age
Édifice : Chapelle
Datation : XIIe siècle
Lexique : Lazaret
Lexique : Arc triomphal
Gestion : slider

Identifiant : PA00081243