Cloître des Cordeliers

Commune de Tarascon -> Patrimoine et architecture de Tarascon

Les Cordeliers furent parmi les premières communauté religieuses à venir s’installer à Tarascon, qui à la Révolution en comptait près d’une quinzaine. Initialement installés sur l’ile de Jarnègues, il furent contraints d’abandonner les lieux, par trop insalubres (sujets à de fréquentes inondations...) En 1362, les franciscains - également désignés sous le nom de "cordeliers" en référence à la corde nouée avec laquelle ils ajustaient leur tunique - sont donc autorisés à s’établir intra-muros, tout près de la rue des halles. L’église Saint-Laurent est investie par l’ordre, qui lui adjoint vers 1550 un cloître de style Renaissance. Les moines y demeureront jusqu’à la Révolution, période à laquelle le couvent est vendu comme bien national. La ville rachète l’ensemble en 1861 pour y établir un crèche, dont la direction sera confiée aux bonnes-soeurs de Notre-Dame-l’Auxiliatrice. Jusqu’en 1982, il conserve cette fonction. Actuellement, la galerie du cloître abrite des expositions.


Description architecturale

On accède au cloître par une porte ancienne donnant sur la Place Frédéric Mistral au dessus de laquelle se dessine une croix portant les initiales N.D.A. (Notre-Dame-Auxiliatrice) On pénètre alors dans une salle toute simple avec plafond en bois. On suppose que cette pièce, éclairée par une fenêtre à petits carreaux, était peut-être le parloir du couvent. On découvre 3 galeries s’ouvrant sur un préau par de larges arcades en ogive. Dans la galerie septentrionale, on remarque l’encadrement de deux arcades constitué par de riches guirlandes représentant les fruits de Provence. Dans les trois galeries, on compte dix clés de voûte ayant soit un écusson, soit un motif ornemental. Les chapiteaux portent une décoration plus recherchée avec un décor antiquisant : oves, rais de cœur. Aujourd’hui, n’apparaît qu’une partie du bâtiment originel qui correspond à un peu plus de la moitié de sa surface véritable. Initialement de forme carrée, il comportait vingt travées ; aujourd’hui douze seulement sont visibles car les autres ont été désaffectées, transformées en maisons d’habitation (parties vendues comme "bien national").

Propriété : Communale
Catégorie de l’architecture : Architecture religieuse, funéraire et commémorative
Type d’architecture : Architecture religieuse
Datation : XVIe siècle
Communauté de communes : ACCM
Epoque : Renaissance
Édifice : Bâtiment religieux
Style architectural : Renaissance

Identifiant : PRI003