Le patrimoine de la commune de Tarascon

Commune de Tarascon -> Patrimoine et architecture de Tarascon

Cette présentation du patrimoine de la commune de Tarascon a été réalisée par l’association " INVENTAIRE PATRIMONIAL DES COMMUNES DE FRANCE", basée à Vauvenargues (13), dans le cadre de la candidature du Pays d’Arles au label "Pays d’Art et d’Histoire"

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VOCABLE ET CARTE D’IDENTITÉ

- Commune du département des Bouches-du-Rhône - Chef-lieu de canton
- Code postal : 13150 – Code Insee : 13108
- Population : 12 669 habitants – Densité : 711,3 au km2
- Superficie : 73,97 km2 – Altitude min./max. : 8/167 m.
- Nom des habitants : Tarasconnais
- Devise : Concordia felix (due au Roi René).

HISTORIQUE

- Agglomération à l’époque Romaine, comptoir fondé par les Massiliens au Ier avant J.-C.

- Apparaît en 969 "Villa Tarasconis".

- Légende-tradition de sainte Marthe qui aurait vaincu la Tarasque, monstre qui terrorisait la région qu’elle évangélisait. La légende à l’origine de très anciens pèlerinages appartient à ce que l’on appelle "la tradition provençale".

- C’est au XI° seulement qu’apparaît le prieuré dépendant de Notre-Dame-des-Doms d’Avignon.

- Le Castrum de Lansac passe à Tarascon au XI°.

- Le régime consulaire attribué au VI° à Clovis, s’établit en réalité au début du XII° ; l’attribution à Clovis, n’est qu’affirmation sans fondement historique (l’histoire du consulat est bien connue grâce à la thèse de Catherine Delbecque qui fait autorité).

- Le château fort, dit du Roi René, est élevé au début XV°.

- Nombreux établissements religieux avant la Révolution : couvents des Templiers, Cordeliers, Dominicains, Observantins, Capucins, Trinitaires, Doctrinaires, Ursulines, Visitandines, Augustines, Bénédictines.

- L’abbaye de Frigolet, prieuré au IX° de l’abbaye de Montmajour, puis aux Chanoines de Saint-Augustin. Source miraculeuse à l’origine de pèlerinages.

- Ville de garnison, comme la plupart des villes de grands passages, Tarascon a sa première caserne sous Louis XV.

- Sous-préfecture sous l’Empire, transférée à Arles sous la Restauration.

- Tarascon, nœud de communication routier, fluvial et ferroviaire, est sévèrement bombardé en 1944 : nombreux hôtels particuliers, couvents et le grand hôpital de la Charité disparurent sous les bombes qui fauchèrent le clocher de l’église Sainte-Marthe.

Encadré

Le personnage bouffon de Tartarin, issu d’un conte de Daudet, amplifié par le succès de l’auteur, a rendu la ville plus célèbre que son patrimoine remarquable.

PATRIMOINE DE NOS ANCÊTRES

A - PROTO-HISTOIRE

- Menhir antropomorphe dit la "Mourgo", la religieuse, près de la chapelle Saint-Thomas de Laurade (symbole de la fécondité ?).

B – PÉRIODE ANTIQUE

- Vestiges gallo-romains et produits de fouilles à Saint-Gabriel (nœud routier fortifié d’Ernaginum) (IMH – 15-9-1955).

- Autres vestiges : Mas-Poulet, Pas-de-Bouquet, Piébouquet.

- Le pont de Saint-Gabriel, vu par ailleurs, est de base antique, remanié au XII° (détruit après la dernière guerre).

- Stèle gallo-romaine d’Ernaginum et autel gallo-romain dans la chapelle (MH – liste de 1840).

PATRIMOINE BÂTI

A – PATRIMOINE RELIGIEUX

- Église Sainte-Marthe (MH – liste 1840), collégiale royale en 1482 : romano-gothique XII/XIV°, rajouts jusqu’au XVII°, restaurée après 1944 ; admirable portail roman (malheureusement il ne reste rien du tympan et du linteau détruits à la Révolution) ; vaisseau, chœur, sacristie XIV°, rare gothique flamboyant provençal ; crypte antique avec sarcophage de sainte Marthe. Important mobilier.

- Église Saint-Jacques et son presbytère, cour et murs de clôture (IMH – 4-1-1989) : église de facture classique 1740, sur plans de Franque et d’Esprit Brun ; façade à hauts pilastres plaqués, gros oculus, fronton triangulaire ; baldaquin et orgues XVII° en bois doré, provenant du couvent des Ursulines.

- Ancienne abbaye Saint-Honorat XIV°, XV°, XVII° (IMH – 19-4-1961), vestiges boulevard du Château : restes du cloître, portail sur la rue décoré d’une frise montrant des bucrânes, galerie reliant le portail au cloître ; abside de la chapelle et ses 3 absidioles.

- Chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Aventure XV° de l’hôpital Saint-Nicolas (MH – 5-12-1984).

- Chapelle de la Persévérance d’origine XVII° : façade conservée ; expositions culturelles.

- Ruines de la chapelle Saint-Nicolas XI°, englobée dans des habitations.

- Cloître des Cordeliers Renaissance XVI°, ensemble d’un grand charme, architecture délicate ; actuel Centre culturel et expositions.

- Chapelles du château XV°.

- Ancienne église des Dominicains, vestiges englobés dans le théâtre municipal (IMH – 11-3-1980).

- Abbaye de Prémontrés Saint-Michel de Frigolet, site mythique, haut-lieu spirituel dès le haut moyen-âge. Abbatiale (IMH – 13-3-1995) – basilique mineure ; cloître XII°, crête de pierre et clocher, chapelle annexée au cloître, chapelle Notre-Dame-du-Bon-Remède dans l’église avec boiseries et retable (MH – 25-11-1921) ; ensemble des bâtiments de l’abbaye, murs de clôture, tourelles, citerne, chapelle Saint-Michel, salle capitulaire, parloir, réfectoire, sacristie (IMH – 13-3-1995).

- Chapelle Saint-Gabriel (et tours) (MH – liste de 1840, y compris le mobilier), l’une des plus remarquables de la Provence ; XI°, roman largement inspiré de l’Antique : haut édifice, 3 travées en berceau brisé ; abside haute en cul-de-four ; exceptionnelle façade à tympan sculpté, inscrit dans un encadrement d’ordre corinthien sous vaste porche en plein cintre. Toiture en dalles de pierre ; superbe moyen appareil. Bas-reliefs romans, stèle et autel gallo-romains.

- Chapelle de Lansac à La Chevallière (IMH – 18-10-1971), d’origine romane XI°, remaniée au XVII°. Détails, mobilier (?).

- Ancienne chapelle Saint-Victor romane XI/XII° (MH –-2-7-1973), mas de Barrême, route de Boulbon : abside en cul-de-four ; mutilée, nef crevée pour utilisation en grange (en cours de restauration – très lente).

- Ancien couvent des Ursulines, place Pie : vestiges notables ; la place Pie occupe l’ancienne cour du couvent.

- Vestiges du couvent des Capucins XVII°.

- Rares vestiges de l’ancien couvent des Trinitaires, quartier Condamine, occupé antérieurement par les Templiers.

- Monastère de la Visitation XIX°, 1 boulevard Desanat : Centre d’accueil et de spiritualité.

Oratoires :
- Saint-Michel, route de Saint-Rémy ; sobre et classique (XIX° ) : cippe bas portant une haute niche plein cintre grillagée, fronton triangulaire ; pas de statue, ni inscription ; en bon état.
- Saint-Joseph qui fait corps avec une clôture, à Château-Gaillard : bel édifice en pierres appareillées, socle bas, niche carrée à 2 pilastres, haut fronton triangulaire et croix en pierre ; pas de statue.
- Oratoire-sans-nom construit en 1844, route de Saint-Rémy, proche de celui de Saint-Michel : charmant édicule, assise basse, grande niche-temple encadrée de 2 colonnes, haut toit-fronton triangulaire ; jadis chapelle-reposoir pour la statue de Notre-Dame-du-Château au cours des pèlerinages.
- Oratoire urbain Notre-Dame-du-Château, rue Eugène-Pelletan : véritable petit monument, niche haute de 2 mètres avec belle grille en fer ouvragé ; un fort entablement à corniche coiffe l’ensemble. Pas de statue.
- Oratoire du Mas de la Chapelle, plus exactement chapelle Sainte-Élisabeth (IMH – 9-9-1975) , route de Mézoargues : ensemble original plein de charme ; haut oratoire XVIII° inspiré de l’Antique, plaqué contre le chevet d’une minuscule chapelle domestique médiévale ; site ombragé superbe.

B – PATRIMOINE CIVIL

- Château dit du Roi René (MH – liste de 1840). L’un des plus beaux châteaux forts de France, dans un état exceptionnel.
- Forteresse totalement construite par Louis II d’Anjou en 1400 ; le roi René intervint 50 ans plus tard et réalisa les somptueux décors et aménagements intérieurs.
- Site perché sur un éperon rocheux au vif du Rhône, face à son vis-à-vis de Beaucaire.
- Le château proprement dit : masse imposante aux allures de Bastille, mais élégante, de 45 m de haut ; quadrilatère cantonné de 4 tours, 2 rondes vers la ville, et 2 autres carrées vers le Rhône. Fenêtres à meneaux dues au roi René ; 2 chapelles flamboyantes superposées dans la tour nord-est.
- La basse-cour au nord entourée de puissants remparts renforcés de tours carrées, comprend les communs et les locaux de la garnison.
- L’ensemble du château est séparé de la ville par un large fossé en eau creusé dans le roc.
- Les décors sont d’une richesse et d’un raffinement d’époque gothique flamboyant et Renaissance qui tranchent avec la majestueuse sévérité de l’architecture extérieure. Il ne reste rien dans les salles, aucun mobilier, ni aucune tapisserie.

Encadré

Ce pur chef-d’œuvre servit de prison du XVI° au milieu XVIII°. La Ville le vendit au département pour 800 francs en 1833 ; l’État en fit ensuite l’acquisition en 1932, ce qui permit d’utiles travaux de restauration dans l’édifice alors très délabré. Soulignons ici cette tradition honteuse, commune à tous les gouvernements, de parquer les criminels dans les hauts-lieux de l’art français, tel Fontevrault et bien d’autres.

Appareil défensif :
- Porte de la Condamine 1379 (MH – 29-7-1961). Impressionnante architecture : 2 lourdes tours rondes découronnées (une pleine, l’autre creuse qui abritait le corps de garde) ; porte étroite plein cintre et assommoir.
- Porte Saint-Jean, boulevard Victor-Hugo, reconstruite mi-XVIII° (IMH – 13-3-1930) , dominée par une statue de la Vierge XIX° ; haute architecture d’inspiration baroque assez heurtée.
- Porte Jarnègues 1646, boulevard Itam : porte secondaire en anse à panier, statue tutélaire au fronton.
- Vestiges des remparts détruits en 1820, à la porte de Jarnègues. Autres vestiges près de l’ancien hôpital Saint-Nicolas.

- Hôtel-de-ville (MH – 15-6-1976) : façade, toiture, escalier et rampe à balustres, plafonds à la française ; reste de l’édifice (IMH – 2-11-1926). Ravissante façade mi XVII° restaurée, aux fenêtres ornées à doubles meneaux. Salle dite des Consuls et ses tableaux, dont "Napoléon III visitant en barque Tarascon inondé en 1856", de Bouguereau, et autres toiles provenant de l’ancien couvent des Capucins. Archives conservées depuis le XII°. Au centre d’un espace piétonnier.

Encadré

La Mairie, création XVII°, est ornée à la façade de deux statues : celle, en pied, de sainte Marthe, patronne de la ville, par Louis Lemâle en 1676, et, en dessous, un buste de taille modeste de la République. Au-dessus de la porte d’entrée, une plaque de marbre noir mémorial de la construction en 1648

- Palais de Justice, ancien hôtel Gras-de-Preigne (voir à hôtel) : porte monumentale et vantaux (IMH – 28-12-1926).

- Hôtel des Monnaies XIV/XVII° gothico-Renaissance, rue des Halles : privilège de battre monnaie depuis la fin du XIII°. Tourelle à encorbellement.

- Hôpital Saint-Nicolas, rue du Jeu-de-Paume : portail d’entrée avec vantaux, mur portant des inscriptions lapidaires ; 3 salles voûtées de l’apothicairerie ; chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Aventure (MH – 5-12-1924) ; façades et toitures du pavillon du XVII° renfermant autrefois l’apothicairerie (transférée dans les communs du château), du bâtiment des anciennes cuisines, du pavillon de l’escalier (IMH – 5-12-1984).

- Théâtre municipal d’origine XV°, repris après incendie en 1884, et restes englobés de l’ancienne église des Dominicains (l’abside sert de scène) (IMH – 11-3-1980). Remarquablement restauré à l’italienne dans le style baroque ; en façade, balcon terrasse en avancée sur pilastres, haut-relief allégorique au chef, dû au sculpteur tarasconnais Jean-Barnabé Amy.

- Casernes Kilmaine, dites aussi quartier Kilmaine, boulevard Jules-Ferry (IMH – 28-11-2002) ; ensemble des casernes, à savoir : façades et toitures de l’ensemble des bâtiments ; les murs de clôture, les cours et les espaces libres et plantés ; la totalité des intérieurs du quartier ancien et l’intérieur du manège principal. Bâtiments du début XVIII° au milieu XIX° ; Tarascon, en raison de sa situation exceptionnelle sur de grandes voies, fut pendant 3 siècles une ville de garnison qui hébergea des dizaines de milliers de soldats et près d’un millier de régiments (700 avant la Révolution). Actuellement l’édifice principal est devenu la Maison du Cheval.

- Ancienne Maison de Justice, rue des Juifs : porte monumentale décorée d’un fronton où alternent des balances, des épées entrecroisées et des bucrânes.

- Hôtel de Mauléon XVII° (IMH – 0-2-1995), dit aussi hôtel Charles-de-Raoulx, 13 bis rue Arc-Mauléon, rue de la Raison, rue Jean-Jaurès, mitoyen du couvent des Trinitaires : escaliers et décors, cheminées, plafonds peints, dépendances (Sous-Préfecture au début XIX°).

- Hôtel de Raoulx dit aussi hôtel de Limans, de Seillons, de Barberin (MH en totalité - 24-10-1989), 55 rue Monge, rue Lucipia, boulevard Itam).

- Hôtel d’Aiminy, actuel musée Souleïado (voir à Musées), rue Proud’hon : bel immeuble d’origine XV°.

- Hôtel de Laudun, dit aussi de Sambucy (MH en totalité – 14-6-1943), 3 rue du Rouet. Epoque Renaissance XVI° remarquable, décor des fenêtre à meneaux de différents motifs représentant les 4 saisons. L’hôtel transformé en appartements a eu son intérieur massacré.

Encadré

La tradition affirme que l’hôtel abrita Richelieu en 1632 lorsqu’il vint diriger lui-même la démolition du château de Beaucaire, sis face à celui de Tarascon.

- Hôtel Sade-Cadillan d’origine Renaissance (vestiges), repris en grande partie au XVIII°. Aux Raoulx au XVII°.

- Hôtel Clerc-de-Mollières d’origine XV°, rue Clerc-de-Mollières ; son nom est celui d’un prêtre charitable, official-forain de l’évêque d’Avignon et trésorier du chapitre de la collégiale Sainte-Marte au XVII°.

- Hôtel de Léautaud de Mas-Blanc d’origine XIV°, restauré, rue du Progrès : rares peintures d’époque.

- Hôtel de Galifet, rue Blanqui.

- Hôtel de Sallèle, devenu Mont-de-Piété au XVIII°, rue Salaire ; restauration discutable : porte monumentale Renaissance et vantaux surmontée d’un bas-relief symbolisant la Misère (IMH – 28-12-1926).

- Tourelle de plan triangulaire, rue Proud’hon.

- Maison XVII° (IMH – 6-11-1942), place Sainte-Marthe et 6 rue du Collège.

- Maison dite "Villa Tartarin", 2 faubourg Voltaire : villa, jardin, clôture, ancien moulin à huile (IMH 9-12-1987). Intérieur d’une famille provençale vers 1850.

Ville ancienne d’un grand caractère à découvrir pas-à-pas, dont :
- La rue Arc-de-Boqui, en partie couverte, ensemble XVI/XVII°.
- La rue des Halles XIV/XV°, ancien marché couvert, toute en arcades, la seule du département ; billot de boucher en pierre sur la rue.

Encadré

A l’origine la rue se partageait entre poissonniers et bouchers, chacun d’un même côté ; une gargouille centrale évacuait les déchets.

- Rue de la Poissonnerie.
- Rue des Juifs.
- Rue Blanqui, n° 40 : plaque rappelant que Marcel Pagnol habitait cette maison en 1916.

- Niches murales d’angle ou en tabernacle : une trentaine à travers les rues et leurs angles, datant du XVIII°, ayant malheureusement perdu leurs "saints".

Cadrans solaires :
- Cadran solaire médiéval sur l’Hôtel des Monnaies, avec maxime latine "Vulnerant omnes, ultima nelat".
- Cadran solaire 1768, 14 rue Lubières, avec inscription "Par tes rayons dorés, je poursuis ma carrière".
- Autres cadrans solaires, 37 place du Marché (1784) et 9 rue Emile-Zola.

Plaques-mémoriales :
- Plaque de Nicolas Laugier XIX°, tambour d’Arcole et d’Austerlitz, rue Lubières.
- Plaque de Jean Gilles, l’un des plus grands musiciens de la Chrétienté, XVII°, impasse de l’Organiste.

- Château de Gobelet, route d’Arles (sud) : portail XVII° (IMH – 21-3-1944).

- Château du Grand-Castellet (sud), autrefois situé sur l’île du Castellet disparue après les travaux de régulation du cours du Rhone.

- Château de Sausse (nord).

- Château Gaillard XVI° (sortie nord).

- Tour de Saint-Gabriel, au nord de la chapelle (MH liste de 1840) : tour médiévale et vestiges de fortifications dont l’origine est obscure ; inscription hébraïque à la base angulaire.

- Arènes modernes.

- Pont Saint-Gabriel, devant la chapelle (IMH – 7-4-1939) (détruit après la dernière guerre).

- Pont ferroviaire de Tarascon 1852 : 7 longues arches en fonte aux arches très basses, forts piliers ; bel ouvrage ayant perdu son élégance avec les bétonnages consécutifs au bombardement de 1944.

- Pont suspendu en fil de fer Tarascon/Beaucaire de 1829, de type Séguin, à 3 portiques, détruit en 1944, reconstruit en 1959 et 1999 (408 m de long).

C – PATRIMOINE INDUSTRIEL

- Moulins, anciennes industries, boutiques Belle-Epoque.

PATRIMOINE CULTUREL

A – MUSÉE, GALERIE, BIBLIOTHÈQUE…

- L’ancienne apothicairerie de l’hôpital Saint-Nicolas a été transférée dans les communs du château : ensemble exceptionnel de 200 pots en faïence de Montpellier, Nevers, Marseille et Moustiers-Sainte-Marie.

- Musée Souleiado, Manufacture de tissus provençaux traditionnels depuis le début XIX°, dans un ancien hôtel particulier d’origine XV°.
- Reconstitution d’un intérieur provençal du XIX°.
- Magnifique collection de planches à imprimer les étoffes XVIII°, dites les indiennes.

- La Maison du Cheval, dans les anciennes casernes Kilmaine, présente des animations équestres

- Musée dans la maison dite de Tartarin.

- Bibliothèque municipale constituée au XIX° à partir du fonds provenant de la bibliothèque des Capucins, bien national à la Révolution.

- Bibliothèque et Centre de documentation des "Amis du Vieux Tarascon", Société d’Histoire.

- Expositions diverses au cloître des Cordeliers et à la chapelle de la Persévérance.

- Musée d’Histoire du Vieux Tarascon en cours de constitution à ce jour (fin 2004).

B – ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES

Tarascon est une ville de légendes tout autant que d’Histoire. Elle maintient les évènements et traditions qui lui sont propres.

- Fête de la Tarasque, monstre éradiqué par sainte Marthe, représenté comme une énorme tortue à figure humaine hérissée de dards ; défilé de l’effigie de la Tarasque avec réjouissances et l’inévitable Tartarin (fin juin).

- Pèlerinage à Notre-Dame-du-Château : le sanctuaire est sur Saint-Etienne-du-Grès mais appartenait autrefois à la commune de Tarascon.

- Feux de la Saint-Jean avec farandole : juin.

- Fête des Vendanges.

- Spectacles taurins.

- Messe de Minuit provençale avec pastrage.

- Concerts à la collégiale Sainte-Marthe (orgues MH de facture française).

C – LA MÉMOIRE

- Monument aux morts 1923 par Jean Hugues : obélisque et soldat mourant à qui un ange apporte la couronne de l’immortalité. Nombre de morts : guerre 1914/18 = 212 ; guerre 1939/45 = 16 ; AFN = 8.

- Carré militaire au cimetière Saint-Lazare avec obélisque central : 130 tombes et tombeau du général baron Louis-André Bon.

- Dans la cour du lycée Daudet, ancien portail du collège des Doctrinaires XVII°, transformé en monument commémoratif des élèves et enseignants tués au cours des différentes guerres du XX°.

Statues :
- Statue de Joseph Clerc de Mollières (1861).
- Buste de Désanat, dérobé par les Allemands, reste un médaillon (1954).
- Statue d’Alexandrine Bremonde (1965).

PATRIMOINE NATUREL

A – SITES NATURELS

- Massif de la Montagnette (SI – 17-12-1970) et Alpilles au sud-est.

B – SITES DE LA MAIN DE L’HOMME

- Ville d’art, dont la vieille ville pittoresque, sur la rive gauche du Rhône


Communauté de communes : ACCM
Gestion : Présentation des communes
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