Eglise Saint-Martin

Commune de Arles -> Patrimoine et architecture de Arles

Une église Saint-Martin est présente dès la naissance du quartier médiéval du Méjan, entre ceux de la Cité et du Vieux-Bourg (actuelle Roquette).

Reconstruite au XVIIe siècle, elle sera le cœur de l’une des huit paroisses d’Arles, ville qui, à cette époque, ne compte pas moins d’une quarantaine d’édifices religieux.

Sa situation au bord du Rhône, vaudra à l’église le triste privilège de faire également office de sanctuaire pour les noyés rejetés par le fleuve.

Si elle porte encore en façade quelques témoignages de ses affectations successives, elle est surtout connue aujourd’hui des amateurs de rendez-vous culturels.

A l’origine, Saint-Martin est une église romane médiévale mentionnée dès le IXe siècle.

On sait que son clocher est entièrement reconstruit au XVIe siècle par l’abbé Flèche.

Au siècle suivant, l’essor de la démographie urbaine, lié à un renouveau de la piété religieuse, entraîne une vaste réorganisation paroissiale de la ville et la reconstruction de cinq églises.

Jugé trop exigu, l’édifice est abattu et reconstruit en 1635 selon une autre orientation. On conservera toutefois son abside polygonale, devenue l’une des chapelles intérieure encore visible aujourd’hui.

Eglise paroissiale avant la Révolution, elle sert alors aussi de chapelle au séminaire qui lui est contiguë et, proche du Rhône, de sépulture pour les noyés.

Pour des raisons sanitaires, il fut envisagé au XVIIIe siècle de créer un véritable cimetière extérieur. Mais le projet se heurta aux Dominicains qui possédaient un puits à proximité.

A la Révolution, l’église est désaffectée et vendue comme bien national.

Elle connaîtra diverses fonctions utilitaires, abritant notamment le dépôt de laine du Syndicat des éleveurs de mouton mérinos.

Aujourd’hui, elle accueille des concerts et des expositions.

Voir la fiche détaillée sur le site Patrimoine de la ville d’Arles.


Description architecturale

L’édifice, à nef unique, affiche un parti pris architectural de style gothique tardif. La façade, très sobre, est d’inspiration Louis XIII. A la reconstruction du XVIIe siècle, on a conservé l’abside polygonale initiale, devenue l’une des chapelles intérieures. On peut encore remarquer à l’intérieur du bâtiment une inscription signalant des tombes de pestiférés, demeurées intactes jusqu’à la Révolution. L’ancienne église porte encore en façade des témoignages de son histoire : inscription latine, armoiries martelées et mention d’un syndicat d’éleveur.

Propriété : Privée
Thèmes : Religion
Catégorie de l’architecture : Architecture religieuse, funéraire et commémorative
Type d’architecture : Architecture religieuse
Édifice : Eglise
Datation : XVIIe siècle
Communauté de communes : ACCM
Epoque : Moderne
Style architectural : Classique

Identifiant : EGL013