Hôtel Laval-Castellane (Museon Arlaten)

Commune de Arles -> Patrimoine et architecture de Arles

L’hôtel Laval-Catellane est caractéristique des grandes demeures aristocratiques provençales de la transition entre le Moyen-Age et la Renaissance. Il correspond, dans l’histoire de la ville, à une période qui connut un vaste élan créatif. Noblesse, bourgeoisie et clergé rivalisèrent d’efforts dans la réalisation de belles constructions, en un souci évident de monumentalité et de magnificence.

Entre 1471 et 1505, les Castellane, seigneurs de Fos et de Laval de Chanant, firent édifier une vaste demeure dans la quartier de l’Hôtel-Dieu ou Marché-Neuf (aujourd’hui quartier de la Cité).

Devenu propriété par héritage du marquis de Calvisson, l’hôtel fut vendu en 1648 à la compagnie des Jésuites qui y installa un collège, auquel une chapelle fut ajoutée au nord, en 1652.

Entre 1738 et 1748, l’établissement fut rebâti dans sa partie méridionale, au frais de la ville. L’opération fut dessinée par l’architecte nîmois Mauric et réalisée par l’Arlésien Jacques Imbert. Les Jésuites, proscrits de la ville en 1763 par arrêt du parlement de Provence, durent quitter la ville avant d’avoir fait achever la décoration de l’édifice.

L’hôtel, désaffecté, s’avéra être le lieu idéal pour abriter les collections de Frédéric Mistral. En effet, celles-ci, offertes à la curiosité du public depuis 1899, souffraient d’un manque de place.

Concédé par la municipalité en 1906, l’édifice fut restauré et aménagé et le nouveau site d’exposition inauguré en 1909.

L’établissement est devenu depuis musée départemental d’ethnographie. La majestueuse façade de la rue de la République donne accès à des collections d’une grandes richesse, ainsi qu’à la cour intérieure de l’édifice. Depuis celle-ci,on peut admirer son architecture, ainsi que les vestiges antiques qui y ont été exhumés.

- Voir la fiche détaillée sur le site Patrimoine de la ville.
- http://www.museonarlaten.fr


Description architecturale

L’édifice, construit sur des vestiges du forum romain encore visibles, ordonne ses quatre corps de logis autour d’une cour intérieure agrémentée d’un puits. Sur l’aile nord s’appuie une tour hexagonale abritant un large escalier à vis. Couronné de merlons (partie pleine d’un parapet entre deux créneaux ou embrasures), de gargouilles et d’échauguettes, le bâtiment ouvre sur la cour et sur les rues par de larges croisées à meneaux et à nervures multiples et moulures d’encadrement, encore très inspirées de l’architecture gothique. La partie méridionale, refaite au XVIIIe siècle, présente une majestueuse façade surmontée d’un fronton triangulaire. Elle s’organise symétriquement sur trois niveaux autour d’une porte monumentale surmontée d’un balcon. Sur la cour intérieure, le bâtiment s’articule par un vestibule au plafond d’une stéréotomie savante, s’ouvrant sur des galeries-promenoirs.

Appartenance : Monument historique classé
Catégorie de l’architecture : Architecture privée
Type d’architecture : Architecture domestique
Datation : XVe siècle
Communauté de communes : ACCM
Epoque : Moderne
Style architectural : Classique
Édifice : Hôtel particulier
Thèmes : Habitation
Type d’architecture : Architecture de culture, recherche, sport, loisir
Style architectural : Renaissance
Propriété : Etat

Identifiant : PA00081126