Le château féodal

Commune de Boulbon -> Patrimoine et architecture de Boulbon

La position stratégique de ce château féodal, au-dessus de la vallée du Rhône, en a longtemps fait une sentinelle du comté de Provence face au Royaume de France.

La partie la plus ancienne est sans doute le donjon, tour rectangulaire qui peut remonter au XIe siècle. La courtine entourant le donjon et épousant parfaitement le rocher, date du XIIIe siècle, alors que les mâchicoulis, dont il ne reste plus que les consoles, semblent plus tardifs (XIVe siècle). Ces derniers, décoré de motifs trilobés, sont similaires à ceux qui couronnent le château royal de Tarascon. A la fin du XIVe siècle a été construit le logis des seigneurs ainsi que la grande terrasse du côté ouest.

Au sud de l’ensemble donjon-courtine sont les jardins en terrasse construits au XVIIe siècle. C’est à cette époque également qu’est aménagé le seul chemin qui permet alors d’accéder en carrosse au portail situé du côté nord. L’entrée primitive était à l’est, les pans de mur que l’on voit sont ce qu’il reste d’une tour de défense. Lorsque l’on emprunte l’entrée nord, l’on aperçoit sur sa droite les restes d’écuries (XVIe) et, dans leur prolongement, un bastion du XIVe siècle dont le schéma de construction est semblable à celui de la grande salle du château de Tarascon.

Ce château, au cours des siècles, a appartenu à différents propriétaires, dont certains ont laissé leur nom dans l’Histoire, comme Raymond de Turenne ou le Roi René. En 1608, la seigneurie de Boulbon est érigée en comté. A la fin du XVIIe siècle, elle appartenait à la famille de Raousset qui la gardera jusqu’au XIXe siècle. Le dernier comte de Boulbon, Gaston de Raousset, meurt à Boulbon sans descendance directe en 1956.

Il est aujourd’hui classé sur la liste des Monuments Historiques par arrêté du 2 janvier 1976.


Description architecturale

L’ensemble du site est en ruines, essentiellement à cause des pillages dont il a été victime à partir du moment où il cessa d’être occupé. Le donjon est formé de quatre pièces superposées dont deux sont encastrées dans le rocher, alors que les deux autres dominent le site. Le logis du seigneur, édifié au XIV°, se compose d’un vaste bâtiment de deux étages sous grenier, abritant pas moins de 30 pièces. A noter : sont encore aujourd’hui visibles les traces d’une système d’adduction d’eau assez élaboré. Depuis la source, captée aux alentours des XIVe ou XVe siècles, un réseau de tuyaux de terre cuite vernissés (quelques pièces se trouvent à gauche de l’entrée du domaine) amenait l’eau jusqu’aux bâtiments d’habitation, où elle se déversait dans de petits bassins de décantation. On distingue sur les restes de murs du logis seigneurial la goulotte qui abritait les canalisations. Le trop plein d’eau se déversait au-dessous des terrasses dans une série de lavoirs.

Propriété : Privée
Appartenance : Monument historique classé
Catégorie de l’architecture : Architecture militaire
Epoque : Moyen-Age
Type d’architecture : Architecture fortifiée
Thèmes : Défensif
Datation : XIe siècle
Communauté de communes : ACCM
Édifice : Château
Lexique : Console
Lexique : Mâchicoulis

Identifiant : PA00081232