Le patrimoine de la commune d’Eyragues

Commune de Eyragues -> Patrimoine et architecture de Eyragues

Cette présentation détaillée du patrimoine de la commune d’Eyragues a été réalisée par la Communauté de Communes Rhône Alpilles Durance. Wikipedia propose aussi une présentation détaillée et un historique de la commune.

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VOCABLE ET CARTE D’IDENTITÉ

- Commune du département des Bouches-du-Rhône, canton de Châteaurenard
- Code postal : 13630 – Code Insee : 13036
- Population : 4 400 habitants – Densité : 190,7 au km²
- Superficie : 20,78 km² – Altitude min./max. : 23/103 m (Carpentin).
- Nom des habitants : Eyraguais

HISTORIQUE

- Probable occupation gauloise (Cavares).

- Par contre la présence romaine est bien établie.

- Première mention en 1094, "paludis de Ayraga,", à l’occasion d’une donation faite à l’abbaye de Lérins.

- Seigneurie où se succédèrent des familles illustres : les Sabran au XIII°. Large co-seigneurie du XIV° au XVII° : Louis de Lorraine (gendre du Roi René), Vesc, d’Agoult, Créqui… ; puis les Bionneau aux XVII° et XVIII°.

- Fortification du village fin XIV/XV°, y compris l’église paroissiale.

- Patrie de l’archéologue provençal Isidore Gilles (1808-1900).

Encadré

Jusqu’à 61 ans, Isidore Gilles réalisa d’importants travaux, ouvrages agricoles et forestiers. Il se passionna alors pour l’archéologie régionale et constitua un inventaire général qui fit l’admiration de Pierre de Brun (fondateur du Musée des Alpilles). Bien que certaines de ses thèses soient discutées, on lui doit d’importantes découvertes, dont un large département du Musée des Alpilles à Saint-Rémy-de-Provence, le lion des Baux (à Avignon), les célèbres statues de Velaux (à Borély, Marseille)… Les pièces trouvées sur le territoire d’Eyragues font partie de la collection du Musée des Alpilles.

- Aujourd’hui, l’une des communes prospères dans le maraîchage de la Petite-Crau, anciens paluds asséchés, riches terrains alluvionnaires, eau à volonté.

PATRIMOINE DE NOS ANCÊTRES

A – PÉRIODE ANTIQUE

- Nombreux vestiges de la présence romaine : produits de fouilles d’Isidore Gilles (au Musée des Alpilles).
- Passage de deux voies romaines sur la commune : la voie primitive d’Espagne à l’Italie et celle de Marseille à Avignon.

- Sarcophages paléo-chrétiens près de la chapelle Notre-Dame-du-Pieux-Zèle.

PATRIMOINE BÂTI

A – PATRIMOINE RELIGIEUX

- Église Saint-Maxime, juxtaposée à un ancien temple romain, (et chapelle du Christ) (IMH – 30-4-1925 et 5-2-1937). Origine romane XI/XII° : nef romane, chœur néo-roman 1865 ; abside gothique pentagonale à l’extérieur, en cul-de-four intérieur ; église fortifiée XIII/XIV° avec chemin de ronde crénelé et contreforts. Statue-reliquaire de saint Éloi.

- La belle chapelle du Christ a été établie au XIII° sur les vestiges d’un temple romain qui occupait le site à l’époque constantinienne IV/V° : étonnante voûte à caissons ; grande toile classique du Christ en Croix ; heurtoir XVI° de l’ancien presbytère (C).

- Chapelle de Notre-Dame-du-Pieux-Zèle et ermitage dit de Saint-Bonnet : origine roman primitif XI°, reprise XVII° et XIX°.

- Chapelle des Pénitents Blancs de 1588 : il ne reste qu’une voûte englobée dans une maison particulière.

- Chapelle des Pénitents Noirs (pour mémoire) XVII/XVIII° d’origine, restes insignifiants dans une demeure moderne.

- Oratoire de la Sainte-Famille.

- Croix du Roumieu.
- Croix place de l’Eglise.
- Croix de Saint-Eloi.
- Croix de Saint-Marc.
- Croix du cimetière.
- Croix de la Gardy.
- Croix de la Madeleine.
- Croix de Saint-Véran.
- Croix, avenue Henri-Barbusse.
- Croix dite de l’Hermitage.
- Croix, route de Saint-Rémy-de-Provence.
- Croix de Lorette.
- Croix du Pont des Lièvres.
- Croix, chemin des Esglaias.

- 11 niches urbaines, dont 6 abritent une statue de la Vierge.

B – PATRIMOINE CIVIL

- Fortifications fin XIV° et XV°, réparées fin XVI° :
- Enceinte avec chemin de ronde crénelé de forme quadrangulaire, longue de 1 200 mètres et ponctuée de tours et portes de ville Calendrier des démolitions : en 1750, la Porte Eyguières est démolie par les habitants et utilisée comme carrière de pierre ; en 1757, c’est le baron de Bionneau qui abat une partie de ses remparts pour le même usage ; 1775, rempart troué pour aménager le Portail des Arts ; en 1800/1814, destruction d’une grande partie des remparts, de la Grande Porte et de la Tour Saint-Paul ; 1848, démolition de la Tour Barral ; 1900, destructions de remparts.
- Vestiges conservés au nord, remparts sur 300 mètres avec 3 tours : Tour de Bise, Tour Poulet, Tour ouest XIII° qui accostait la Porte du Moulin (démolie au XIX°) ; bel appareil moyen régulier de pierres taillées. Quelques très faibles vestiges, segments de remparts englobés dans des maisons d’extra-muros.

- Mairie contemporaine : elle renfermait un marteau-heurtoir (C) (disparu).

- Château urbain au quartier du Castellet, d’origine Renaissance, repris XVII/XVIII° (co-propriété).

Demeures :
- Construction médiévale, rue Porte du Moulin.
- Maisons Renaissance, fenêtres à meneaux, pilastres cannelés : impasses aux Herbes et du Castellet, place Jean-Jaurès.
- Maisons XVII°, rue du Clocher et rue Ninette avec portails à pentures.
- Belle porte XVIII° à fronton (bibliothèque).
- Maison du Curé, rue du Figuier.
- Bastide d’époque classique à un étage avec portail en fer forgé encadré de lourds piliers.
- Domaine de la Girafe 1827, ancienne auberge.

Encadré

Le Pacha d’Égypte offrit à Charles X une girafe qui, débarquée à Marseille en 1826, fit la route "à pied" jusqu’à Paris. Elle fit étape à Eyragues en juin 1827 dans la cour de l’auberge qui prit le nom de la girafe, animal alors inconnu en France qui souleva une immense curiosité populaire au cours de sa marche vers Paris.

- Fontaine, place de la Libération.

Lavoirs :
- Le lavoir couvert 1760 à Porteyguières et celui du Réal Saint-Jean 1849.
- Subsiste le lavoir couvert route de Graveson.

- Arènes modernes classiques, en béton

- Château d’eau, champignon métallique bleu.

C – PATRIMOINE INDUSTRIEL

Moulins :
- Moulin de la Porte ou de Conil.
- Moulin de Fabre.
- Moulin à huile Michel.
- Moulin de la Poule.
- Moulin des Labeaux.
- Moulin du Val.
- Moulin à huile dit moulin Lagnel.
- Moulin à blé.

- Pâtisserie, place Jean-Jaurès : façade avec fenêtre à meneaux.

- Auberge de la Farigoule a conservé de son origine XVII° un lion sculpté accroupi, rappelant son ancien vocable "Auberge du Lion d’or".

- Noria XIX° à grande roue métallique.

PATRIMOINE CULTUREL

A – MUSÉE, GALERIE, BIBLIOTHÈQUE…

- Moulin de la Porte : histoire des Moulins.

B – ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES

- Traditions taurines : Féria de la Pentecôte.

- Fête de la Saint-Bonnet ; la population mange des saucisses et des andouilles grillées : 15 janvier.

- Fête de la Saint-Eloi, avec la charrette de feuillage et les dizaines de chevaux harnachés à l’ancienne : fin juin.

- Fête de la Saint-Symporien ou votive, la plus importante : 3° dimanche d’août.

C – LA MÉMOIRE

- Monument aux morts (1922, par Blake Vernon, sculpteur aux Baux) : monument en forme de pentagone (5 années de guerre) ; Victoire ailée posant une couronne sur la tête casquée d’un Poilu ; inscription "Dourmès vous oublidaren pas" ; quelques corps, rapportés du front, sont inhumés dans le caveau. Plaque mémoriale des morts pour la France :
- Guerre 1914/18, classées par ordre chronologique (année par année) et topographique, toutes victimes confondues : 73 (dont 3 pour mémoire)
- Guerre 1939/45 : 2 morts en 1940, 2 victimes des bombardements en 1944, 1 mort en captivité en Allemagne en 1945.

PATRIMOINE NATUREL

A – SITES NATURELS

- Rives du Réal, le Vigueirat, le Grand Chemin sur les Plaines, la Gardy avec sa croix, Pié-Vins, Quartier Beauchamp.

B – SITES DE LA MAIN DE L’HOMME

- Plaine alluvionnaire de la Petite-Crau. Légèrer éminence à l’est du Mas du Gouflet (96 m).

- Canal des Alpilles.


Communauté de communes : CCRAD
Gestion : Présentation des communes