Le patrimoine de la commune de Rognonas

Commune de Rognonas -> Patrimoine et architecture de Rognonas

Cette présentation détaillée du patrimoine de la commune de Rognonas a été réalisée par la Communauté de Communes Rhône Alpilles Durance. Wikipedia propose aussi une présentation détaillée et un historique de la commune.

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VOCABLE ET CARTE D’IDENTITÉ

- Commune du département des Bouches-du-Rhône, canton de Châteaurenard
- Code postal : 13870 – Code Insee : 13083
- Population : 3 623 habitants – Densité : 380,2 au km²
- Superficie : 9,41 km² – Altitude min./max. : 21/22 m.
- Nom des habitants : Rognonais

HISTORIQUE

- Présence gallo-romaine.

- Apparaît en 1039 dans un acte de donation de l’évêque d’Avignon d’une terre "confrontée par le grand chemin de Rognonas".

- Avant 1213, l’église est aux évêques d’Avignon en partage avec les chanoines de Notre-Dame des Doms ; elle est donnée en 1213 à "l’Œuvre du Pont Saint-Bénézet" ; en 1321, elle passe au chapître de Saint-Agricol (Avignon).

- La seigneurie passe aux mains de plusieurs illustres familles provençales : Pontevès au XV°, puis d’Agoult ; les barons de Châteaurenard (Aymard) la tiennent enfin jusqu’à la Révolution.

- Rognonas est aujourd’hui au cœur d’un riche territoire alluvionnaire (fruits et légumes) depuis l’irrigation due au Canal des Alpines, et d’un réseau de communication dont bénéficie sa zone industrielle moderne.

Encadré

Étymologie du vocable : serait à rechercher du côté de "rognon", masse minérale ronde, soit un galet, symbole de la Durance. Le blason de Rognonas porte d’ailleurs trois "rognons".

PATRIMOINE DE NOS ANCÊTRES

A - PÉRIODE ANTIQUE

- Vestiges gallo-romains de tombeaux de pierre, de bâtiments, produits de fouilles…

- Cuve baptismale paléo-chrétienne à l’église, d’époque constantinienne.

- Pièce d’or wisigothique trouvée en 1772.

PATRIMOINE BÂTI

A – PATRIMOINE RELIGIEUX

- L’église paroissiale était à l’origine une chapelle Notre-Dame-de-Grâce que l’on peut dater du XII° car elle figure dans un acte de donation de 1213 ; elle passe ensuite au chapître de Saint-Agricol d’Avignon en 1321 sous le vocable de Saint-Pierre qu’elle conserve depuis. Elle est souvent agrandie et modifiée, notamment au XVII°, puis reconstruite en 1758/59 en style néo-roman, et reçoit d’autres aménagements au XIX° ; baptistère avec cuve paléo-chrétienne de forme circulaire en "tranches de melon", avec décor sculpté.

- Presbytère : le local vétuste et délabré fut remplacé en 1873 par un bâtiment nouveau de belle facture d’époque (Astruc, architecte), inspiré des plans de celui de Tarascon.

- Le cimetière médiéval (disparu) était contigu à l’église. Le second fut établi en 1781 à l’opposé de l’église sur le lieu-dit actuel du "Jardin de la Vierge", avec les ossements du précédent dans une fosse à part. En 1860, le cimetière actuel fut inauguré au sud du village ; au centre, translation des restes humains des deux cimetières précédents dans un unique ossuaire.

- Le "Jardin de la Vierge" fut créé en 1876 à l’emplacement du 2ème cimetière, complanté et clôturé d’une grille en fer forgé ; une statue de la Vierge de Lourdes grandeur nature fut élevée au centre sur un socle de 2 mètres de haut (rénovation en 2002).

Encadré

Une jeune fille du village, Elisa Seisson, condamnée à la suite d’une déformation cardiaque, fut guérie au cours d’un pèlerinage à Lourdes (août 1882, le dixième miracle reconnu par l’Église en 1912). La coïncidence, à 6 ans près, de la création du Jardin de la Vierge dédié à Notre-Dame-de-Lourdes avec cette dédicace "Marie, gardez la cendre de nos pères et conservez-nous la foi de nos aïeux" , et de la guérison miraculeuse d’Elisa Seisson impressionna vivement les Rognonais : le Jardin de la Vierge devint le lieu de rassemblement de tous les évènements et un pèlerinage annuel de reconnaissance a été institué le 4ème dimanche d’août.

- Croix et calvaires :
- Croix de fer sur colonne :
- Croix de Saint-Eloi, la plus ancienne (XVI° ?), sur la place Saint-Eloi, encadrée de 4 magnifiques platanes.
- Croix de mission de 1913, entièrement métallique (750 kg, dont Christ de 100 kg (Auzépy, fondeur), au cimetière.
- Croix des Patys XVIII°, au chemin de Langlade.
- Croix de Saint-Jean d’origine inconnue (XVIII° ?), angle chemins Saint-Jean et des Platanes.
- Croix de fer sur obélisque quadrangulaire :
- Croix du Mas des Prés 1811, angle D 77 et chemin des Palunettes.
- Croix du Mas de Belly, origine inconnue, D 77.
- Croix des écoles XIX°, près du CEG Alpilles/Durance.
- Croix de Jubilé 1851 avec petit jardin, avenue de Lattre-de-Tassigny.
- Croix de bois sur socle en pierre 1721 de l’ancien cimetière du Jardin de la Vierge, dans le cimetière actuel où elle marque l’emplacement de l’ossuaire collectif.
- Croix de pierre sur obélisque, au cimetière : ce fut le premier monument commémoratif de la guerre 1914/18 (voir à La Mémoire).

Nota : toutes les croix décrites sont en parfait état de restauration et d’entretien.

- Oratoire moderne (1998) dédié à Saint-Roch, au sud de la mairie (emplacement primitif du poids public).

- Grotte de Lourdes : réplique de la Grotte de Lourdes dans une chapelle de la nef gauche de l’église (1898, architecte Régis Faucon).

Encadré

Une parcelle du Rocher des Apparitions a été donné à la commune en 1898 (lien avec le miracle d’Elisa Seisson ?). Il est incrusté dans la grotte de Rognonas et une plaque commémorative rappelle l’événement.

B – PATRIMOINE CIVIL

- Nouvel hôtel-de-ville d’architecture contemporaine : parallélépipède à un étage avec longue mosaïque le long de la façade (rappel métallique sur le balcon).

- Quelques maisons XVIII/XIX° bien appareillées dans le style particulier des demeures de Fontvieille (voir Fontvieille).

- Fontaine murale avec petite vasque.

- Ouvrages d’art :
- Pont suspendu 1834 sur la Durance : deux hauts portiques.
- Viaduc ferroviaire 1848 sur la Durance, l’un des plus beaux ouvrages en la matière : pierres de taille, 535 m de long en 21 travées, arches surbaissées ; décor, finition, harmonie et esthétique caractérisent ce pont d’ordonnance classique.
- Ligne PLM du chemin de fer (1854) et gare Barbentane/Rognonas.
- Canal des Alpilles (1858) et son réseau secondaire de distribution (les filioles).

C – PATRIMOINE INDUSTRIEL

- Zone d’activité "La Horsière" (1992), à proximité du TGV (sur l’autre rive de la Durance), de l’aéroport Avignon-Caumont, des échangeurs d’autoroute est-ouest et nord qui constituent un environnement professionnel d’exception.

PATRIMOINE CULTUREL

A – MUSÉE, GALERIE, BIBLIOTHÈQUE…

- Centre culturel et bibliothèque.

B – ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES

- Commune très attachée aux manifestations provençales traditionnelles :

- Fêtes votives :
- Fête du Bon Ange : fête de la Jeunesse, en mai.
- Fête de la Saint-Eloi avec charrette de verdure et chevaux aux harnachements anciens (la carreto ramado), à la mi-juillet.
- Fête de Saint-Roch : charrette garnie de fruits et légumes, à la mi-août.
- Fête de l’Abrivado, en septembre.

- Fêtes religieuses :
- Notre-Dame-de-Lourdes, dernier dimanche d’août, avec procession au Jardin de la Vierge.
- Noël : veille et jour de Noël, charrette de la Brebis et veillée provençale (Le Pastrage).

- Foire aux chevaux en mai.

C – LA MÉMOIRE

- Monument aux morts : "l’un des plus beaux de la région " (statistique des Bouches-du-Rhône). Entouré de grilles au carré avec obus aux angles ; monument en deux parties : énorme bloc de pierre sculpté de sujets grandeur nature (Endignoux, sculpteur avignonnais), soit 3 soldats à l’attaque, dont un grenadier ; au sommet du bloc formant piédestal à 3 m de haut, statue équestre en bronze de Jeanne d’Art sur cheval cabré (fonderie du Val d’Osne). De face, sculpture d’une tête de soldat casqué, guirlande avec croix de guerre et plaques dédicatoires aux combattants de 1914/18 et 1939/45 : Guerre de 1914/18 = 66 morts, dont 9 disparus. Guerre de 1939/45 = 9 morts. Les listes des morts et disparus des deux guerres sont inscrites sur des plaques de marbre dans l’église et en mairie.

- Un premier monument commémoratif de la guerre 1914/18 avait été implanté en 1919 au cimetière (croix en pierre sur obélisque), avec l’inscription "A la mémoire glorieuse des enfants de Rognonas morts pour la France".

PATRIMOINE NATUREL

A – SITES DE LA MAIN DE L’HOMME

- La commune est inscrite exclusivement dans la plaine alluvionnaire de la Durance, quadrillée de rideaux de cyprès, isolant les riches cultures maraîchères et fruitières du mistral.

- Canal des Alpines.


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