Église paroissiale Saint-Vincent

Commune de Saint-Andiol -> Patrimoine et architecture de Saint-Andiol

C’est une église d’un grand intérêt car elle figure sur la liste des monuments historiques.

Un premier édifice aurait été élevé au XI° siècle (1019) mais l’actuel, qui porte aujourd’hui les marques de plusieurs remaniements, serait plutôt à dater de la fin du XII°. La construction en est généralement attribuée aux moines de l’abbaye de St Victor ; cependant, c’est précisément sur la fin du XII° siècle que le territoire de Saint-Andiol est cédé à l’abbaye de Montmajour, le doute est donc permis quant au commanditaire de l’édifice. La première construction, de style roman, en plan simple, est transformée dans le dernier quart du XIV° en église fortifiée destinée à protéger la commune des exactions des « Routiers » (les "routiers" étaient, au Moyen-Age, d’anciens mercenaires sans emploi, regroupés en bandes, qui se livraient au pillage des campagnes en périodes de troubles sociaux). Saint-Vincent présente, en modèle réduit, un aspect assez similaire à celui de l’église des Saintes-Maries-de-la-Mer.


Description architecturale

L’édifice d’origine, de dimensions modestes, était structuré autour d’un plan simple : trois travées fermées par une abside semi-circulaire. Les nombreuses adjonctions postérieures rendent aujourd’hui peu lisible ces dispositions d’origine. La fortification, réalisée aux alentours de 1370, est sans doute la plus importante : l’édifice est rehaussé d’une quinzaine d’assises et couronné de mâchicoulis. Ces derniers supportent un chemin de ronde en dalles de pierre. Les murs gouttereaux sont renforcés d’encoules. L’encoule est un dispositif de défense propre à la Provence médiévale : il consiste à relier entre eux les contreforts par une arcature, supportant le crénelage, construite en avant du mur. L’espace entre ces arcs et le mur permet le jet de projectiles. Les XVI°, XVIII° et XIX° siècles voient l’édification de constructions annexes : chapelles, sacristie... Le clocher est daté de 1752. Le portail principal actuel fait l’objet d’une réfection quelques décennies plus tard (1780) : on plaque un décor classique et l’on perce la fenêtre qui le surmonte. Le mobilier intérieur présente un intérêt non négligeable : l’élément le plus notable est sans conteste le tabernacle de pierre gothique qui agrémente le choeur. L’ouvrage, en plan hexagonal, est surmonté d’une flèche très élancée. La pierre est finement travaillée et ajourée de motifs dans le plus pur style flamboyant.

Propriété : Communale
Thèmes : Religion
Catégorie de l’architecture : Architecture religieuse, funéraire et commémorative
Type d’architecture : Architecture religieuse
Appartenance : Monument historique classé
Édifice : Eglise
Epoque : Moyen-Age
Type d’architecture : Architecture fortifiée
Communauté de communes : CCRAD
Style architectural : Roman provençal
Datation : XIe siècle

Identifiant : PA00081423