Chapelle Notre-Dame-du-Château

Commune de Saint-Etienne-du-Grès -> Patrimoine et architecture de Saint-Etienne-du-Grès

Attestée dès le XII° siècle sous le vocable de Santa Maria de Castello, cette chapelle romane est bâtie sur un promontoire rocheux offrant au visiteur une vue imprenable sur les Alpilles. L’on y accède par un sentier le long duquel se déroule peu à peu le panorama de la plaine rhodanienne, fermée au loin par la montagnette. A l’époque pré-romaine, on avait dressé sur le site un oppidum. A partir du XIV°, la chapelle devient un lieu de pèlerinage à notre-Dame-du-Château : elle renferme en effet un statuette polychrome, également XIV°, de la vierge portant l’enfant Jésus. La légende veut que les briançonnais, accablés par la peste, vinssent à Tarascon implorer la clémence de sainte-Marthe. En remerciement de ses bienfaits, ils auraient offert cette représentation de la vierge à la ville. Elle resta un temps dans la chapelle castrale avant d’être transférée vers son emplacement actuel. Une hypothèse peut-être plus vraisemblable est émise par Fernand Benoît : la statue aurait simplement été déplacée depuis une chapelle voisine, aujourd’hui disparue. Chaque année, le 5° dimanche suivant Pâques, les tarasconnais vont chercher Notre-Dame-du-Château pour la ramener triomphalement à la collégiale Sainte-Marthe où elle est vénérée durant 40 jours, avant de réintégrer la chapelle.

En 2006, un artiste a réalisé dans l’abside, sans l’accord du curé, une fresque jugée ’païenne’ par ce dernier qui la détruisit à peine l’œuvre achevée.


Description architecturale

Édifice de moellons régulièrement appareillés, il se compose d’une courte nef (deux travées) flanquée de deux collatéraux soutenus par des contreforts extérieurs. La nef est voûtée en plein cintre, les bas-côtés en quart de rond et l’abside en cul-de-four. Le seul éclairage est livré par de rares ouvertures, ébrasées vers l’intérieur. La toiture, à l’exception de celle du chevet, est constituée de dalles de pierre plates soutenues par de petits modillons, également en pierre. Un modeste clocher mur surmonte le tout. La composition architectural du bâtiment correspond aux caractéristiques principales du premier art Roman méridional. Le porche situé à l’arrière, ainsi que les dépendances accolées au chevet ont visiblement été ajoutées à postériori, peut-être lors de la restauration de 1859.

Communauté de communes : CCVBA
Thèmes : Religion
Catégorie de l’architecture : Architecture religieuse, funéraire et commémorative
Type d’architecture : Architecture religieuse
Appartenance : Monument historique inscrit
Epoque : Moyen-Age
Édifice : Chapelle
Style architectural : Roman provençal
Datation : XIIe siècle

Identifiant : PA00081430