Les Antiques

Commune de Saint-Rémy-de-Provence -> Patrimoine et architecture de Saint-Rémy-de-Provence

Symboles majestueux des premiers temps de Saint-Rémy-de-Provence, l’Arc de Triomphe et le Mausolée des Jules sont deux monuments romains exceptionnels, classés monuments historiques depuis 1840. Universellement connus sous le nom des Antiques, leurs formes imposantes et harmonieuses ont attiré, durant des siècles, promeneurs, peintres et photographes, voyageurs et érudits, qui en firent l’emblème de Saint-Rémy bien au-delà de nos frontières. Durant plus de 16 siècles, ils furent les seuls éléments visibles de la cité gréco-romaine de Glanum oubliée de tous. Cette cité détruite ne fut fouillée et remise au jour qu’à partir de 1921.

L’Arc Municipal matérialise la limite de l’espace urbain et commémore, par ses reliefs, la gloire de Rome et le triste sort de ceux qui se sont opposés à sa tutelle. Privé de ses parties hautes (entablement et attique), il a été élevé à l’entrée de la ville dans les années 10-25 ap. J.-C. Il mesure actuellement 8 mètres de hauteur. L’Arc a été conçu sur un schéma très proche de celui d’Orange, bien qu’il ne présente qu’une seule baie.

Le Mausolée est un des monuments funéraires les mieux conservés du monde romain. Haut de 17 mètres environ, il s’élevait à l’entrée de la nécropole de Glanum. Il fut édifié dans les années 30-20 av. J.-C. par les descendants d’un notable local qui s’était engagé dans les armées de César et s’y était illustré, pour recevoir avec la citoyenneté romaine, le même nom que le Dictateur, Julius. L’inscription gravée sur l’architrave de la face ouest du monument en témoigne : "Sextius, Lucius, Marcus, fils de Caius, de la famille des Julii, à leurs parents". Les statues figurant dans la tholos représenteraient deux membres de la famille. Très dégradées, elles ont été remplacées par des copies à l’identique lors de la restauration de 2007-2008.


Description architecturale

Les fruits et les fleurs qui décorent l’archivolte des deux arcs de tête de la voûte à caissons de l’Arc signalent les bienfaits et l’abondance que Rome a apportés à la Gaule. De même, les quatre victoires ailées, porteuses de branches de laurier et d’étendards, sculptées dans les écoinçons, célèbrent la gloire de Rome. Les reliefs de ses piles latérales montrent des Gaulois captifs enchaînés à un trophée (poteau de bois où sont accrochées les dépouilles guerrières). A l’intérieur du Mausolée, aucune urne cinéraire ou inhumation n’a été trouvée, il peut donc s’agir d’un cénotaphe commémoratif. De bas en haut, le monument comporte : - un socle massif historié, aux reliefs accentués par la technique de la cernure, où est évoquée sous forme mythique la valeur guerrière du fondateur de la famille, - un petit arc à quatre faces qui suggère à la fois le triomphe militaire et la victoire sur la mort, - un petit temple rond (tholos) qui abrite les effigies de deux personnages héroïsés et fiers d’arborer la toge. Ce sont les "parentes", c’est-à-dire le père et le grand-père des dédicants.

Communauté de communes : CCVBA
Catégorie de l’architecture : Architecture religieuse, funéraire et commémorative
Appartenance : Monument historique classé
Datation : Ier siècle
Epoque : Antiquité
Type d’architecture : Architecture funéraire, commémorative ou votive
Édifice : Monument commémoratif
Propriété : Etat
Datation : Ier siècle avant JC

Identifiant : PA00081438 - PA00081449