Le patrimoine de la commune de Verquières

Commune de Verquières -> Patrimoine et architecture de Verquières

Cette présentation détaillée du patrimoine de la commune de Verquières a été réalisée par la Communauté de Communes Rhône Alpilles Durance. Wikipedia propose aussi une présentation détaillée et un historique de la commune.

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VOCABLE ET CARTE D’IDENTITÉ

- Commune du département des Bouches-du-Rhône, canton d’Orgon.
- Code postal : 13670 – Code Insee : 13116
- Population : 845 habitants – Densité : 174,5 au km²
- Superficie : 4, 59 km² – Altitude min./max. : 48/50 m.
- Nom des habitants : Verquiérois

HISTORIQUE

- Occupation humaine de toute antiquité, sur les points émergeants du territoire marécageux.

- Dans le haut Moyen-Âge la réalité de Verquières s’affirme vers le VIII° avec la présence d’un saint ermite grec du nom de Vérédème qui y aurait accompli un miracle.

- Son souvenir resta vivace puisque la première église apparue vers l’an mil portait (et porte toujours) son nom.

- Verquières est alors un territoire mal défini, sans villa, ni seigneurie, occupé par quelques grosses fermes.

- Plusieurs étymologies du vocable sont proposées, mais aucune ne fait autorité. On note au XII° la mention Eccl. Sci Veredemi de Vercheriis.

- Verquières prend date avec l’Histoire en 1150 par le don, avec titre de villa, qu’en fit le comte de Barcelone à l’évêque d’Avignon. Puis en 1198, celui-ci le donna en fief aux Gantelmi.

- Le bourg était alors un vaste quadrilatère fortifié de murailles, où l’église surélevée et dotée d’un chemin de ronde faisait office de donjon.

- Le XII°, siècle des moines défricheurs, est celui de l’assainissement des marécages et se poursuit jusqu’à l’assèchement du territoire, révélant un des plus riches terroirs alluvionnaires de la Durance qui fait toujours de la région l’un des vergers majeurs de Provence.

- Jusqu’au XV°, la paroisse passe alternativement des évêques aux seigneurs.

- A la fin XIV°, la guerre de Cent Ans entraîne de graves désordres qui se traduisent ici par la mise à sac de la région avec le redoutable vicomte de Turenne. Verquières est pratiquement anéanti, puis déserté pendant plus de 20 ans, l’église ruinée, les fortifications rasées ; une seconde église (le Saint-Sépulcre) disparaît sans laisser de trace.

- La fin de la papauté d’Avignon complique encore le redressement de la paroisse qui, bien que contestée au XVI°, demeure jusqu’à la Révolution.

- La paroisse devenue commune est supprimée et rattachée à Saint-Andiol, puis enfin rétablie en 1841.

- Sur le plan territorial, le bourg des Paluds (plus peuplé que Verquières) est à la même époque détaché de Noves et attribué à Verquières, puis fait retour à Noves au XX° siècle (Les Paluds-de-Noves).

- Verquières se retrouve donc aujourd’hui avec son territoire originel exigu de moins de 500 ha, ce qui n’empêche pas sa prospérité due à l’exceptionnelle fécondité de son terroir, son irrigation (nappe phréatique entre 2 et 5 mètres…), la qualité de sa production fruitière. Son opulence se traduit également par un urbanisme spacieux et aéré, l’implantation de deux zones artisanales, une population qui a plus que doublé en 1/4 de siècle.

PATRIMOINE DE NOS ANCÊTRES

A – PRÉHISTOIRE

- Les produits de fouilles très complètes opérées sur la commune de Verquières (dans une collection privée) attestent la présente humaine du paléolithique à la période antique : silex éclatés bruts, nucleus, solutréen, pierre polie, poteries campaniennes et rubannées…

B – PÉRIODE ANTIQUE

- Présence gallo-romaine et paleo-chrétienne tout autant affirmée : emplacements de villas (recouverts), notamment au quartier de La Monède, amphores, poteries sigillées, verrerie…

PATRIMOINE BÂTI

A – PATRIMOINE RELIGIEUX

- Église paroissiale Saint-Vérédème d’origine romane, fortifiée au XIV° siècle, agrandie d’une travée et façade refaite au XIX° : clocher carré roman (IMH le 15-6-1926), ajouré sur ses quatre faces de larges baies en plein cintre, manifestement inspiré du mausolée romain des Antiques (Saint-Rémy-de-Provence) ; massifs contreforts latéraux qui supportaient le chemin de ronde ; abside semi-circulaire puis hexagonale ; mobilier : statues XVIII° d’art populaire de saint Vérédème, saint Gens et saint Roch, toile de saint Benoît-Labre fin XVIII°, baptistère médiéval monolithe ; crucifix XVIII° ; marques de tâcherons.

- Oratoire Saint-Gens, route d’Eyragues, de style Louis XV, charmant édicule XVIII°, restauré en 1983, massif mais élégant : cippe bas avec corniche d’entablement portant la niche avec grille ; toit en anse-à-panier, volutes décoratives latérales. Il était jadis l’objet d’une procession célèbre pour la pluie (voir Le Beaucet, en Vaucluse, tradition toujours vivante depuis le XII°).

- Les 5 croix de l’abbé Roy exécutées fin XIX°, reproductions parfaites en fer forgé de modèles XII° figurant au catalogue du Musée de Cluny :
- Angle route de Saint-Louis : croix très ouvragée sur support de colonne cannelée.
- Route de Cabannes vers la RN 7 : croix remplacée, très simple.
- Sortie du village vers Noves : croix ouvragée.
- Sur la route de Verquières à la RN 7 : très ouvragée, personnages latéraux (abritée par son propriétaire).
- Au cimetière : croix rayonnante sur pilier central.

Encadré

L’abbé Roy, ancien missionnaire, fut curé de Verquières de 1870 à 1894. Bien que ferronnier amateur, il réalisa ces croix, dignes d’un chef-d’œuvre de maîtrise des Compagnons du Devoir, dont 5 illustrent encore le territoire de la commune.

- Ancien couvent construit également par l’abbé Roy, à ses frais, où il installa en 1886 des religieuses de Saint-Joseph (devenu école laïque, puis propriété privée en 1902).

- Mas des Jésuites XVIII° (route vers RN 7), ancienne maison de repos des Jésuites.

B – PATRIMOINE CIVIL

- Domaine de Bauplan, sur la route d’Eyragues : bastide-maison de maître XVIII/XIX°. Pigeonnier en forme d’œuf (vers 1830), parois en tuf de 1m,50 à la base à 0m,80 au faîte, haut de 9 mètres ; boulins pratiqués dans l’épaisseur des murs ; excellent état. Pyramide triangulaire isocèle (3m,70 aux 3 bases, 12 m de haut, épaisseur des parois : 1 m) ; origine sans doute médiévale, élevée selon la tradition sur un site cultuel gaulois ; en 1830, elle fut complémentaire de l’élevage des pigeons voyageurs qui y prenaient leur envol ; depuis 1952, le monument est devenu caveau familial.

Encadré

Le domaine de Bauplan réunit deux monuments sans doute uniques en France (le pigeonnier-œuf et la pyramide-sépulcre). En outre, sous Louis XIV on y élevait des chevaux tarbais destinés en partie aux écuries royales (vestige de manège).

- Domaine de Charanbon, demeure néo-classique 1850 restaurée en 1974.

- "Château" des Chênes (route vers la RN 7, à côté du mas des Jésuites), maison de maître fin XIX°.

- La plus ancienne maison de Verquières, actuellement restaurant (place de l’Église) serait XV/XVI° ; parties d’époque visibles, notamment la façade nord avec une curieuse meurtrière à ébrasement.

- Fontaine contemporaine, place de la Mairie, sculptée de symboles pastoraux et agricoles.

C – PATRIMOINE INDUSTRIEL

- Éolienne métallique artisanale, en état de marche (élévateur d’eau, dans une propriété privée).

PATRIMOINE CULTUREL

A – MUSÉE, GALERIE, BIBLIOTHÈQUE…

- Médiathèque du Clocher.

B – ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES

- Pour mémoire, pèlerinage (disparu) à Saint Gens pour obtenir la pluie.

C – LA MÉMOIRE

- Jubilée de 1851 : inscription mémorial sur le socle de la croix de l’abbé Roy, route de Saint-Louis.

- Monument aux morts : massif obélisque illustré au chef d’un haut-relief représentant un guerrier casqué. * Plaque mémorial des 9 morts de 1914-18. * Plaque mémorial aux Français d’Outre-Mer morts pour la France (1939-45).

PATRIMOINE NATUREL

- Micro-climat préservé des paluds d’origine (route d’Eyragues) : pièces d’eau dans un cadre de végétation luxuriante, arbres gigantesques dont un exceptionnel érable de Montpellier, site romantique.


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